14/07/2023

Antoine BEUVIER, un ancien élève de Houdan, finisher de l'IRONMAN de THUN en Suisse !

posté à 08h14

Aujourd'hui, je suis fière d'un de mes anciens élèves du collège François Mauriac de Houdan (aujourd'hui un ami qui à l'époque n'avait pas fait de triathlon scolaire avec moi...) qui vient d'être finisher du célèbre 'IRONMAN de THUN en Suisse !

Pour vous rendre compte de son exploit, je vous laisse lire son témoignage.
Bonne lecture et encore bravo Antoine !

" Aujourd’hui, dimanche 9 juillet je participe à L’IRONMAN.
Le réveil sonne à 4h15, la course commençant à partir de 6h30. Ça y est, c’est le grand jour, après plusieurs mois de préparations et de nombreuses semaines à plus de 20h d’entrainement j’y suis enfin. Étonnamment je ne ressens pas une grande pression, le stress est présent certes, mais la préparation fut si longue et intense que j’éprouve un soulagement d’être enfin sur la ligne de départ.

C’est parti pour la natation. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Je ne sais pas si je vais prendre des coups dans l’eau, si je vais nager droit ou encore s’il y aura beaucoup de courant. Tout de suite je me rends compte que le lac d’habitude si calme a décidé de s’agiter. A plusieurs moments je bois la tasse en sortant la tête de l’eau, à cause des creux dans l’eau causés par les petites vagues. J’ai l’impression de nager dans la mer. Arrivé à 2000 m, je commence à ressentir des sensations de nausées et une oppression au niveau de ma cage thoracique. Ma combinaison me serre trop, je le savais mais je ne pensais pas que ce serait autant le cas. L’ayant testée 30 min au préalable pendant des entraînements je m’étais dit que ça irait. Cette oppression et le fait d’avoir bu plusieurs fois la tasse m’ont fait vomir une première fois mon petit déjeuner. Je suis stressé par la situation, cela ne m’était jamais arrivé de vomir en nageant. Je commence à trouver le temps long et je veux arriver le plus vite possible au vu de mes sensations de nausées et d’oppression dans l’eau. Arrivée à 200 m de la fin, je vomis une deuxième fois. Une dame de la sécurité est présente juste à côté sur son paddle. J’ai peur qu’elle me dise d’arrêter pour ma santé. Heureusement elle ne me dit rien et je peux finir ma natation. Hors de question que j’arrête maintenant après tous les efforts consentis pour faire cet Ironman. Dans ma tête l’abandon n’est pas une option. Je sors donc de l’eau après avoir nagé 4100 m en 1h31. C’est 15 min de plus que ce que j’ai fait habituellement en piscine. Je réalise que j’ai fait 300 m de plus et que j’ai donc perdu pas mal de temps en ne nageant pas droit. Une natation horrible ne me donnant aucune confiance pour la suite.
Après presque 10 min passées en transition pour reprendre mes esprits je m’élance sur les 180 km de vélo. J’espère pouvoir me refaire une santé sur le début du parcours. Je pars vite. Je fais les 40 premiers km à 33 km/h de moyenne. Je me force à m’alimenter pour la suite de l’épreuve mais j’ai beaucoup de mal à manger après avoir vomis durant l’épreuve de natation. Je ne m’en inquiète pas plus que ça, le cœur est resté dans sa zone basse et le début de parcours est propice pour prendre de la vitesse. Je double des centaines de concurrents, cela me rassure ! Arrive maintenant une répétition de côtes pendant environ 20-30 km. Arrivé au deuxième tour tout va bien mais je commence à ressentir à partir de 120 km que la chaleur fait son apparition. Il fait 33 degrés aujourd’hui… Je commence à avoir très chaud et les côtes sans parties ombragées n’aident pas. Je commence également à ressentir une perte d’énergie physique. Je décide donc de lever le pied sur la fin du parcours. Même en levant le pied je double des dizaines de concurrents dans les côtes souffrant de la chaleur et de la fin du parcours. Après 5h56 d’effort je pose le vélo, satisfait !
Pendant la deuxième transition je croise un français. Nous échangeons quelques mots et nous nous disons que maintenant que le vélo est posé nous allons quoi qu’il arrive finir la course. Il me dit aussi que le marathon va être très difficile au vu de la chaleur extrême. Je décide donc de partir prudemment à 5’30 min/km. Ce n’est même pas mon allure d’Endurance Fondamentale ! Mais compte tenu de l’exigence de l’épreuve, de mon manque d’expérience sur un IRONMAN et des fortes chaleurs je me dis que c’est plus raisonnable. Tout se passe très bien jusqu’au 20ième km. Je suis très content et je vois que si je tiens ces allures je peux finir sous les 11h45. Je suis 7ème de ma catégorie à ce moment-là et je remonte des places. Mais l’important n’est pas là, je veux juste finir la course. J’arrive à la mi-course et je commence à ressentir la difficulté, la chaleur écrasante devenant un vrai handicap. Je bois le plus possible aux ravitaillements et m’arrose d’eau constamment. Il fait tellement chaud que j’en ai mal au cœur et aux poumons quand je m’asperge d’eau. Je me dis « allez Antoine cours au moins jusqu’au 30ième km et après tu marches 5 min ». Je décide donc de marcher 5 min au Km 30. J’alterne marche et course du 30ième km au 35ième km. Arrivé au 35ième km je commence à être dans le dur. Si proche de l’arrivée, quel dommage. Mais c’est la dure loi du sport. La chaleur et la dureté de cette épreuve commencent à avoir raison de moi. Je décide donc de finir en marchant car je suis incapable de courir plus longtemps. Je vois un participant vomir toute ses tripes et je me dis que je fais bien de marcher : je n’ai pas envie de finir comme lui, surtout après avoir déjà vomi à la natation. Après la course j’apprendrais que qu’environ 20 % des personnes n’ont pas réussir à finir la course ou ont abandonné. Les conditions n’étaient vraiment pas évidentes. Je perds plus de 30 min mais ce n’est pas grave, pour un premier IRONMAN le but est de finir la course. En arrivant au 38ième km je commence à me rendre compte que je vais finir le mythique Ironman et je commence à pleurer de joie. Je vais devenir un Ironman. Rien ne s’est passé comme prévu sur la course mais je vais franchir la ligne d’arrivée et être finisher de cette course légendaire. Le mental prend le dessus et j’arrive à courir pour le dernier km. J’arrive sur la ligne d’arrivée et mes proches sont là, je l’ai fait ! J’entends le speaker crier « Antoine !! You are an Ironman !!” je passe la ligne d’arrivée après 12h33 d’efforts. "

 

Les résultats complets


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